Se former pour former : les enseignantes témoignent

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« Chaque enseignant devrait suivre une formation en coaching, car pour moi les deux sont indissociables »

(Aurore Verstraeten)

Nous l’avons tous vécu : une rencontre avec un prof ou une enseignante a été décisive pour notre développement.  Les prof(fe)s ont un impact considérable et souvent ces personnes ne se rendent pas compte de quelle façon elles ont une influence dans la vie de leurs élèves.

Mais comment font-elles pour rester enthousiastes, vitales et dynamiques face à tous les défis auxquels elles sont confrontées ?

Voici le témoignage de 3 personnes du milieu de l’enseignement qui ont eu la gentillesse de nous partager en quoi un parcours BAO Elan Vital leur a été utile, tant au niveau professionnel qu’au niveau personnel.  Merci, Aurore, Laurence et Sylviane!

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Laurence : « J’adorais enseigner, mais  c’était le contexte de l’enseignement qui avait miné ma motivation. »

Régente en cours généraux, Laurence Moniotte a enseigné durant cinq années plusieurs écoles de Bruxelles. Après avoir travaillé dans l’enseignement général, technique, et professionnel, consciente des difficultés du terrain, elle a pris la décision de se former en life coaching. Aujourd’hui, certifiée Life Coach et Trainer Coach BAO Elan Vital, elle apporte ses compétences dans la formation en alternance auprès des tuteurs, ainsi que dans le monde de l’Aide Médicale Urgente et de la Croix-Rouge, auprès des instructeurs.

Mon expérience à l’institut BAO-Elan Vital fut un peu comme une seconde naissance, aussi douloureux que fantastique.

Jeune enseignante idéaliste, j’avais choisi ce métier, car j’avais à cœur d’aider des jeunes à évoluer et trouver leur voie. Je pensais pouvoir faire la différence. Après 5 années, je commençais réellement à perdre courage et, bien que mes élèves arrivaient encore à me surprendre, je commençais à me sentir de moins en moins légitime et de plus en plus inutile.

C’est avec un désir de changement que je suis arrivée à mon premier weekend de formation du cycle Explorer. La vie avait mis sur ma route une personne, une énergie, un phare dans la nuit. Je me souviendrai toujours une des premières demandes dans la présentation était de citer un métier qu’on ne voudrait vraiment pas exercer. Le constat fut douloureux, la première pensée qui me vint à l’idée  ce fut « professeur ». Je ne voulais plus enseigner, un rejet profond de mon propre métier, un ras bol… un burn out.

Toutes mes convictions étant tombées en ruines, il ne me restait plus qu’à reconstruire, mais comment ? Le cycle Explorer m’a alors permis de me découvrir sous un nouveau jour. J’ai découvert mes pièges, mes zones d’ombres et, surtout, j’ai pris conscience de mes ressources. Les outils que j’avais pu toucher du bout des doigts durant mes études de prof, m’étaient à nouveau expliqués, mais surtout j’ai appris à les vivre et à les expérimenter. Après être tombée, je recommençais à marcher à tâtons et avec crainte, mais j’avançais tout de même.

Forte d’une plus grande connaissance de moi, j’entamais le cycle Discoverer. Mon objectif était d’apprendre à mettre en pratique cette posture du coach afin d’être plus « juste » dans mes relations aux autres. Au fur et à mesure, grâce à des outils comme les niveaux logiques, j’ai également pu comprendre qu’en réalité, j’adorais enseigner, mais que c’était le contexte de l’enseignement qui avait miné ma motivation.

Avec d’autres outils, j’ai pris conscience de ce qui était dans mes mains et ce qui ne l’était pas, un peu comme cette prière bien connue qui m’a soudain parue lumineuse de sagesse : « Mon Dieu, donnez-moi la sérénité, d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux, et la sagesse d’en connaître la différence. »

Durant ce second cycle, j’ai donc repris le goût d’enseigner, et de faire ma part du chemin vers l’élève, ni plus ni moins. Ainsi, je laissais l’opportunité à mon apprenant de faire sa part, et la responsabilité était donc partagée. En m’aidant moi-même, j’ai pu aider l’enseignante que j’étais, et par ricochet, mes apprenants.

En devenant coach, nous ne devenons pas conseilleur, guide, donneur de leçons ; nous questionnons, nous poussons le coaché à réfléchir, à s’interroger, et parfois même pour nous cela n’a pas de sens, mais le pour coaché cela en a. L’enseignant lui aussi interroge, et pour transmettre, il pousse l’élève en situation problème, il lui demande d’accéder à des prérequis pour le résoudre. C’est à peu de choses près la même approche ! L’enseignant qui développe la posture coach utilise alors le moyen le plus efficace pour rendre son élève autonome.

Être coach, ce n’est pas dire « voilà la solution », mais plutôt « voici tous les outils que tu as, que peux-tu en faire pour arriver à ton objectif ? ». Eh bien enseigner, pour moi c’est pareil ! Et c’est là, que j’ai appris à devenir plus pertinente et à transmettre avec plus de justesse. Avant mes deux cycles au BAO, je peignais avec mes doigts, je tentais d’enseigner avec bienveillance et en maitrisant mon sujet ; après ma formation, j’ai découvert les pinceaux, et mon enseignement est devenu plus précis et plus utile.

Aujourd’hui, je me dis que finalement, enseigner n’est-ce pas l’un des plus beaux métiers du monde, et que nous gagnerions tous à développer un peu plus le petit coach en nous, celui qui éveille à de nouvelles possibilités. BAO-Elan Vital fut pour moi un voyage, dont je suis revenue métamorphosée.

Laurence MONIOTTE

– 0486 96 96 35 – moniotte.laurence@gmail.com

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Aurore : « Un bon prof est quelqu’un … qui se connait »

Enseignante pour adultes en cours du soir depuis une dizaine d’année, j’ai décidé en 2014 de suivre une formation en coaching. Chaque jour en tant que professeur et coordinatrice stages les étudiants venaient me faire part de leurs difficultés liées aux études à leur vie professionnelle et personnelle. Ces durant ces moment-là que je me sentais utile, que mon job avait du sens. Il devint urgent pour moi de formaliser ce que je faisais instinctivement : « écouter l’étudiant et le mettre en confiance pour déposer ce qu’il devait exprimer ». « L’aider à trouver sa motivation, sa confiance en lui, son potentiel ».

Après une longue étude de marché des différentes écoles de coaching proposées en Belgique j’ai décidé de m’inscrire chez BAO Elan Vital.   Cette école de par son ouverture, sa diversité, son coté pragmatique et spirituel m’a tout de suite convaincue. J’ai donc suivi le trajet explorer et discoverer en 2014-2015.

Actuellement, le coaching, m’aide dans la manière dont je me positionne face au groupe « classe », m’aide dans ma relation avec chaque étudiant et sa personnalité, m’aide à mieux communiquer, à mieux comprendre leurs besoins et également les miens.

Chaque enseignant devrait suivre une formation en coaching, car pour moi les deux sont indissociables, car d’une certaine manière et de plus en plus le métier d’enseignant se transforme et se dirige vers un métier d’accompagnateur.

Souvent je me pose la question c’est quoi  « «être un bon prof »? Quelles sont leurs qualités, compétences ?

Voici ce que j’ai appris après quelques années d’expériences :

Être un bon prof (pour moi) c’est quelqu’un qui :

  •  suscite l’envie, la motivation.
  •  établit un climat de confiance et de sécurité grâce à l’écoute.
  •  encourage et cherche avec l’étudiant à comprendre là où ça bloque et comment ça bloque.
  • ne cherche pas à plaire à tout le monde.
  • qui est vrai, humain, humble
  •  qui se connait…

Aurore Verstraeten, coach, voir sa page sur facebook.

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Sylviane: « Le contact avec mes élèves est devenu plus authentique, plus vrai. »

Sylviane Debacker Coach scolaire at Institut Notre Dame de La Sagesse de Ganshoren

« Redevenir  moi- même »… Voilà ce que les différents parcours au Bao (Explorer et Discoverer) m’ont apporté…

Oser être moi, dans la vie de tous les jours mais également dans ma vie professionnelle.

En tant qu’ enseignante, pas toujours évident d’être soi devant un public d’ados de 15 à 18 ans…

Même si intuitivement, je percevais que l’autorité se basait surtout sur un respect mutuel, le fait d’oser montrer mes fragilités, mes doutes, mais aussi mes points forts m’a permis de renforcer le lien que j’entretenais avec mes élèves. Le contact avec mes élèves est devenu plus authentique, plus vrai.

Si, comme on l’entend parfois, la personnalité des enseignants marque parfois plus que la matière…  j’ espère que le fait d’ « être en accord avec moi- même » leur a montré la voie à suivre…

Etant maintenant plus proche de mes rêves,  il y a un an, j’ai décidé de tourner une page longue de 20 ans,  afin de privilégier la relation individuelle avec le jeune.

Devenue coach scolaire dans plusieurs écoles, je continue à me découvrir tous les jours tout en veillant à rester moi- même, quitte à ce que cela réserve quelques surprises…

Que du bonheur… aucun regret et… assez fière du chemin parcouru…

 

Une des richesses de BAO Elan Vital est que le public qui y vient est hétérogène, de 21 à 67 ans (pour le moment), de nationalités diverses et tous milieux professionnels confondus. L’émulation et le respect pour la singularité de chacun résulte en groupes soudés et souvent en amis pour la vie.

Un public qui nous semble crucial pour incarner l’attitude coach est celui qui travaille avec des jeunes et c’est pourquoi, nous offrons une réduction de 20% au monde de l’enseignement. 

Daniëlle De Wilde

 

 

 



Catégories :Actualité Ecole Elan Vital, Témoignages

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2 réponses

  1. Génial !! Merci ☺

  2. Géant. Quel chemin !

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