QDP?

 

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Il y a quelques jours, une personne est arrivée très énervée à sa séance de coaching. En cause, le retard pris pour notre rendez-vous suite à un embouteillage sur la route. Elle pestait contre toutes ces personnes en voiture qui se trouvaient au même moment qu’elle sur son chemin.

Par Gaëtan Vandamme, Trainer-Coach BAO pour Psychologies Magazine Belgique rubrique Echo des Coachs novembre

Il nous arrive fréquemment de pointer l’autre du doigt et de le désigner comme coupable de nos retards, de nos énervements, voire de nos manquements et de nos dysfonctionnements.
Je lui ai alors expliqué que pour tenter de désengorger le ring de Berlin, il y a quelques années, une campagne de sensibilisation avait été lancée avec ce slogan : « Vous êtes l’embouteillage ».
Et si cette métaphore s’appliquait aussi à notre manière d’entrer en relation avec notre entourage ?

Je rencontre régulièrement des personnes qui traversent des moments de mal-être et qui, assez naturellement, pointent l’autre du doigt, le rendant responsable de tous les maux. C’est l’employé qui accuse son manager de ne jamais reconnaître son travail, c’est ce jeune homme qui pense qu’un patron ne l’engagera pas à cause de son diabète, c’est cette personne qui croit que son responsable ne peut pas entendre qu’elle se sent fragile pour le moment, c’est ce collaborateur fatigué et débordé qui ne veut pas déléguer à sa collègue car la qualité du travail de celle-ci n’est pas « top ». Vivre avec cette vision peut nous enfermer dans une forme de dépendance et de soumission à l’autre alors que nous pouvons être des acteurs responsables et créatifs.
Qu’est-ce que cela pourrait changer si, quand nous pointons l’autre du doigt, nous regardions d’abord les trois doigts que nous dirigeons dans le même geste vers nous ?
Voici quelques pistes de réflexion pour nous aider à être pleinement authentiques dans nos relations :

1. Nous n’avons pas le pouvoir de changer l’autre.
Nous n’avons de pouvoir que sur nous-même. Si nous nous obstinons à vouloir que l’autre change, il est probable que nous ne ferons qu’obtenir plus de la même chose qui ne fonctionne pas.
Pour un meilleur discernement, posons-nous les questions suivantes :
Qu’ai-je fait pour m’ attirer ce problème ?
Qu’est-ce que je n’ai pas encore fait et qui pourrait être une surprise pour l’autre ?
Que sait l’autre de mes besoins ?

2. Une recette de grand-mère
Ma grand-mère me disait souvent : « Il est parfois nécessaire de mettre ses principes suffisamment hauts que pour pouvoir passer en dessous ». Faites-en une prière ou un mantra non pas pour tout accepter mais pour vous aider à vous recentrer :
En osant regarder les choses à partir d’un angle différent !
En vous demandant si la voie empruntée vous rapproche de votre besoin !
En vous interrogeant sur la part de vous-mêmes qui, dans cette difficulté, peut s’affirmer plus justement !

3. Faites votre QDP (Quoi De Positif)
Je pense à ce jeune homme atteint d’un diabète. Aussi longtemps qu’il a cru que le diabète l’empêcherait de trouver un emploi, il s’est rendu à une entrevue avec un déficit de confiance, le confortant dans sa spirale d’échecs et une colère contre les employeurs qui le recevaient. Lorsqu’il comprit qu’il avait dix bonnes raisons de parler de son diabète lors de ces entrevues, la confiance en ses capacités est remontée et l’espoir de trouver sa place dans un emploi s’est ravivé.
Plus que nous ne pouvons l’imaginer, nous avons à apprendre de nos moments « en creux » et de nos relations dysfonctionnelles.
Alors, quand c’est possible, mettez-vous en « retraite » avec vous-mêmes et faites votre « Quoi de Positif » qui peut prendre la forme d’une liste spontanée des cadeaux que cette situation peut vous offrir. Cela peut parfois paraître difficile et confrontant. Pourtant, avec un peu de bienveillance envers vous-même, vous serez étonnés de découvrir que cette situation difficile peut avoir un sens.

Pour en savoir plus et rencontrer les coachs de l’institut BAO Elan Vital Développement personnel et coaching professionnel

> Inscription en ligne

Vous êtes attendus à partir de 18 heures au Bouche à Oreille, Rue Félix Hap 11 – 1040 Bruxelles.

Vous aurez la possibilité de :

  • Découvrir les différents programmes proposés par notre école.
  • Rencontrer les différents animateurs de l’école  et poser toutes les questions par rapport à vos attentes et besoins personnels.
  • Ecouter les témoignages de personnes ayant participé les précédentes années soit dans le seul but de faire un « travail personnel », soit dans le cadre de leur profession.
  • Poser vos questions sur les stages organisés en entreprises et organisations .
  • Poser vos questions à des membres d’ICF (International Coach Federation) dans le cadre d’une accréditation de la plus grande fédération professionnelle des coachs : ICF

 

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Catégories :Actualité Ecole Elan Vital

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