Parent ? Parfaitement !

Qui a eu ou a des parents « parfaits »?

En fonction de la situation où ils se trouvent à la naissance, les enfants adoptent très rapidement toutes sortes de comportements pour attirer l’attention de leurs parents et de leur entourage, pour être vus et reconnus dans leurs besoins fondamentaux.  Pour prendre leur place dans la « tribu ».

Il arrive parfois qu’ils aient un rôle programmé avant même de naître pour satisfaire les besoins  (inconscients) de leur entourage.  Un enfant peut avoir été conçu dans l’espoir que sa venue réunira ses parents après une séparation ou une crise dans leur relation.  Ou désirant un garçon comme c’était le cas pour le père de Margareth Thatcher! Le bébé vient donc  au monde avec cette « énergie » déjà présente dans sa conscience, et, pour répondre à cette attente, se mettra à jouer les conciliateurs ou la Dame de Fer… scénario qui ne manquera pas d’avoir tendance à se reproduire dans divers contextes sociaux, professionnels, amoureurx, familiaux.

Des enfants peuvent aussi porter le poids qui correspond à l’idée de perfection des parents qui veulent une copie conforme d’eux mêmes ou qui considèrent leur enfant comme une extension de leur personne et s’attendent à ce qu’il présente au monde une image parfaite qui les valorise, eux les parents, aux yeux de la famille, des amis, et de la société.  Il  y a même des parents jaloux du succès de leurs enfants forts de leur propre sens de la perfection !

Nombreux sont ceux qui ont choisi leurs  études et donc leur métier dans cette perspective et le regrettent  plus tard.

Comme les enfants se soucient avant tout de leur propre protection, ils adoptent  instinctivement le comportement qui a le plus de chance de leur assurer la sécurité.

Ce rôle devient alors une sorte de masque, une armure derrière laquelle ils protègent leur personnalité sensible tout juste en train d’éclore. Ce premier rôle est par la suite adapté et élargi en fonction des nouveaux besoins ou des changements survenus dans la famille.

Tout le monde a plus ou moins profondément intégré les petites voix qui nous soufflent  ou crient : Sois parfait! Dépèche -toi!  Fais encore plus d’efforts! Fais plaisir! Sois fort!

Nous connaissons tous le phénomène de l’enfant qui conclut qu’il n’obtient reconnaissance, amour et satisfaction qu’en se pliant aux désirs de ses parents ou des autres et qui  prend le rôle de celui qui veut toujours faire plaisir à tout le monde. En revanche, s’il ne reçoit de l’attention qu’en chahutant même si cette attention ne se manifeste que négativement par des punitions ou des réprimandes, il intègre très vite qu’en jouant les enfants ch….. il les oblige à le remarquer.

Les enseignants connaissent bien ces comportements. L’enfant qui remarque qu’on ne fait attention à lui que lorsqu’il pique une crise ou provoque ses parents devient le rebelle de service. Certains deviennent des syndicalistes charismatiques d’ailleurs.

Certains enfants s’aperçoivent qu’on les félicite quand ils réussissent en classe ou qu’ils se distinguent dans une discipline quelconque. Ils recherchent donc systématiquement les exploits afin de remporter la gratification dont ils ont besoin.

Le monde du travail est rempli de ces managers purs et durs (en premier lieu avec eux-mêmes) qui le nez dans le guidon ne prennent et ne donnent plus le temps de souffler et qui ne sont pas attentifs aux signes de détresse de leur collaborateur mis sous une énorme pression.

Et bien  que ces comportements ne mènent finalement  qu’à la souffrance sous une forme ou une autre, l’enfant la préfère à l’indifférence.

Un cas de figure dont on parle moins parce que plus difficile à cerner est celui de l’enfant sensible (comme tous les enfants d’ailleurs) qui ne trouvant aucun moyen d’obtenir tendresse et attention, se retire en lui même pour se protéger.

Il évite de prendre part à des situations où il sent qu’il n’a pas vraiment sa place. Il mène une sorte de vie privée à l’intérieur de lui même, à distance de ses parents, éducateurs et de leur apparente insensibilité.

Ce rôle, qui est en fait une une sorte d’absence de rôle, est beaucoup plus difficile à abandonner.  Il semble manquer d’initiative ou de prise de risques au grand dam de l’employeur par exemple qui ne prend pas toujours l’attitude coach adaptée.  Il faudra parfois des années à la personne pour avoir le courage de sortir de la sécurité relative de sa coquille protectrice.

Mais  la liberté qui en résulte en vaut vraiment  la peine : l’individu passe alors de la survie à la Vie .

Le développement personnel veut que couche par couche l’individu retrouve son intégrité, son vrai moi, puisque finalement le but ultime n’est-il pas de de vivre le moi unique dans toute sa splendeur, dans tout son potentiel créatif.

Et il y a là  matière importante à réflexion. Nous la proposons sous plusieurs formes dans nos trajets en entreprise, les écoles, le non-marchand et dans notre école de développement personnel, coaching et mentoring.

Car chacun de nous constate parfois avec consternation, que, sous stress ou dans des situations particulières nous réitérons des comportements adoptés durant une enfance …. en quête d’amour, de place et de reconnaissance.

A nous de les adapter maintenant en pleine conscience… pour conclure que les parents sont parfaitement imparfaits en tant qu’humains mais qu’ils sont (ou ont été) les parents parfaits pour nous amener à devenir ce que nous sommes : uniques et parfaitement imparfaits.

Rappel activités BAO:

– Atelier WE: Sam. 14 & dim. 15 janvier 2012

– Atelier WE: Sam. 31 mars & Dim.01 avril 2012

Pour l’ institut Elan Vital – BAO Group

Daniëlle De Wilde

www.baogroup.be



Catégories :Actualité Asbl Bouche à Oreille, Actualité Ecole Elan Vital

1 réponse

  1. Imaginez que vous vous donnez le droit d’être furieusement heureux.
    Oui, imaginez une seconde que vous n’êtes plus l’otage de vos peurs, que vous acceptez les vertiges de vos contradictions.
    Imaginez que vos désirs gouvernent désormais votre existence, que vous avez réappris à jouer, à vous couler dans l’instant présent.
    Imaginez que vous savez tout à coup être léger sans être jamais frivole.
    Imaginez que vous êtes résolument libre, que vous avez rompu avec le rôle asphyxiant que vous croyez devoir vous imposer en société.
    Vous avez quitté votre crainte d’être jugé.
    Imaginez que votre besoin de faire vivre tous les personnages imprévisibles qui sommeillent en vous soit enfin à l’ordre du jour.
    Imaginez que votre capacité d’émerveillement soit intacte, qu’un appétit tout neuf, virulent, éveille en vous mille désirs engourdis et autant d’espérances inassouvies.
    Imaginez que vous allez devenir assez sage pour être enfin imprudent.
    Imaginez que la traversée de vos gouffres ne vous inspire plus que de la joie.»

    – Alexandre Jardin, Le zubial

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