Vivre pour travailler ou travailler pour vivre?

Génération « Y » : Les enfants du Paradoxe
 » Notre jeunesse se moque de l’autorité et n’a aucun respect pour les anciens. Nos enfants d’aujourd’hui ne se lèvent pas quand un vieillard entre dans une pièce.
Ils répondent à leurs parents. Ce sont des tyrans« .

Socrate (470-399 av JC)

Aujourd’hui, une révolution silencieuse est en marche : les jeunes qui arrivent dans nos entreprises ne sont pas les mêmes que nous en moins vieux … Un nouveau paradigme s’impose à nous : nos enfants sont aussi nos maîtres … il est grand temps de s’en apercevoir et d’en tenir compte de façon cohérente.

L’arrivée des jeunes nés après 1980 est massive.  Comment les assimiler judicieusement ? Comment accueillir cette complexité de chocs des valeurs pour ne pas tomber dans le piège de s’en tenir au constat des dysfonctionnements ? Comment optimiser la cohabitation des générations ? Qu’ont-elles à s’apprendre mutuellement pour avancer ensemble dans une dynamique du « ET », non du « OU ».

Le style de management de nos managers doit impérativement s’inscrire dans une profonde évolution : la vague génération « Y » représentera demain près de 40 % de la population active.

Nos dirigeants et cadres s’interrogent sur le mode d’emploi pour comprendre ces nouveaux venus qui – aux yeux de beaucoup, baby-boomers en tête – font de plus en plus souvent figure d’extra-terrestres !

Que ce soit en entreprise ou à l’école, il ne s’agit nullement de passer l’éponge sur des comportements inadéquats mais bien de commencer par entendre et comprendre les messages (parfois choquants) que les jeunes nous font passer…  une belle leçon de feed-back en perspective !

En n’oubliant pas que comprendre ne signifie pas forcément tout accepter …

Cette jeunesse aux qualités multiples est créatrice de valeur pour les organisations. Comment la rejoindre ?

Grâce à notre asbl « Bouche à Oreille » qui propose des formations en coaching dans le monde de l’enseignement, nous occupons un poste d’observation privilégié en ce qui concerne l’évolution des mentalités et des comportements des générations qui nous suivent …

Une chose semble d’ores et déjà certaine : N’espérons plus que les jeunes sacralisent le travail comme notre génération l’a fait.

Cette génération Y a trop vu de parents séparés, de pères absents, de mères stressées et débordées, de licenciements et de drames sociaux pour accepter encore de « perdre sa vie pour la gagner » …

Une littérature abondante et intéressante existe sur ce choc de générations … mais ce n’est pas pour autant que les résultats concrets engrangés par nos entreprises vont dans le bon sens.

Nombreuses sont les organisations bien implantées qui éprouvent de plus en plus de difficultés à recruter, garder ou recadrer leurs jeunes.

Et pourtant quelles opportunités de développement, de remises en question de nos certitudes de managers !

Les DRH en perdent leur latin et se voient pousser des cheveux gris devant l’ampleur du chantier à entreprendre et la difficulté de faire les bons choix …

Le problème est multifactoriel : la recette du « copier-coller » ne suffit pas : la recette qui a fonctionné chez l’un  ne donnera pas forcément les mêmes résultats chez l’autre …

A un problème systémique, il faudra trouver une solution « sur mesure » intégrant les éléments aussi divers que le secteur, la localisation, la structure, les valeurs, la formation, la concurrence, les outils et les ressources, la mondialisation, les composantes légales, les processus RH … lieux communs s’il en est.

Mais surtout il s’agira de travailler sur la couche profonde des facteurs humains visibles et invisibles qui composent le système, à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprise …

Pour réfléchir autrement à cette question cruciale, le groupe BAO organise les 26 et 27 mai prochains un workshop hors du commun : ni conférence ni enfoncement de portes ouvertes … le sujet mérite une autre approche. Les participants à l’atelier recevront avant le séminaire un document écrit dans lequel les coachs de BAO résument l’essentiel de ce qui a déjà été écrit sur le sujet.
Et les deux jours de travail seront consacrés à entendre ce qui n’est pas toujours dit et à voir ce qui n’est pas apparent de prime abord …

Le processus original proposé par les coachs de BAO favorisera de nouvelles prises de conscience et ouvrira davantage de choix aux responsables RH en charge de ces questions essentielles pour le futur de notre société et de nos entreprises.

THE STOLEN GENERATION
Les « générations volées » désignent ces enfants australiens, retirés de force à leurs familles entre 1910 et 1970, et placés dans des institutions ou des foyers pour être élevés comme des Blancs. Cette politique d’assimilation aurait touché entre un dixième et un tiers des enfants aborigènes.

Alors que son prédecesseur soutenait que les générations passées ne pouvaient être tenues responsables pour les erreurs du passé, le nouveau premier ministre australien a fait un geste historique en 2008 en disant : Nous présentons nos excuses, particulièrement, à ces enfants aborigènes qui ont été enlevés de leurs familles, de leur communauté et de leur pays… » Le pays s’est ainsi remis en question dans un grand processus de réconciliation et d’inclusion avec plus d’espoir pour les générations à venir.



Catégories :Actualité Ecole Elan Vital

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